2012
En même temps symptôme, recette et absolution, l'art contemporain nous enseigne qu'il peut parfois se cacher du sens derrière des choses au premier abord insignifiantes.
Par le photographique, j'extrais et donne à voir avec cette série, divers objets pauvres relevés du fossé. Entre onirisme d'un cantonnier sur les détails qui lui sont confiés, et abrutissement du degré 0 de l'urbanisation, tout à coup ces objets deviennent ici théâtraux, sculpturaux, ou picturaux, ils échappent à leur propre condition et s'émancipent : le fond devient écran, la mousse devient or, et la pissotière devient image.
Quoi qu'il en soit, la définition de l'art fait désormais partie intégrante de la nature de l'art, et ce, de manière très explicite.
/ Art Keller /
Ces photographies de cours intérieurs sont un ensemble réalisé à Saint-Etienne. Cette série s'inscrit en opposition avec les lieux de l'extrême contemporain (non-lieux, marges péri-urbaines, etc.)
Ces cours sont des espaces cachés, invisibles, intermédiaires entre les diverses dimension de la ville, entre la rue et l'intérieur, l'espace ouvert et l'espace clos, et dont seuls les habitants connaissent la forme et l'aspect.
Entre théâtralité, décor, architecture, documentaire et picturalité, ces images renvoient à des espaces qui résistent au temps comme à la vue.
Affiche en collaboration avec Yola Estienne et Charlotte Lemesle
Réalisation photographique du blasphème
Collaboration à la communication de l'exposition avec Rémi Dechiara, sous la direction de Quentin Simonin.
Réalisation de l'affiche.
Plus d'informations sur l'exposition :
www.appartement102.com