Jérôme MICHEL

Photographe - Paris / Ile de France

Prise de vue d'expositions, reproductions d'oeuvres d'art, performances, intérieurs, design, décoration
Vue d'exposition Fahamu Pecou dessin d'Ernest Breleur Peinture d'Ernest Breleur Peinture d'Ernest Breleur reproductions tableaux elastomeres reproductions tableaux elastomeres reproductions tableaux elastomeres tableaux soirées, trash peinture réaliste, bas de l'exposition Exposition Jean-Luc Planchon Exposition Jean-Luc Planchon

La reproduction d'oeuvres d'art (autrement appelée numérisation patrimoniale) met en oeuvre un savoir-faire technique spécifique, maitrisé par très peu de photographes. Elle permet de faire fonctionner un appareil photo de la même façon qu'un scanner de grande dimension.
Ce savoir-faire à la maitrise de la reproduction parfaite des couleurs et de l'échelle des tons d'une image, préservant fidèlement l'ensemble des détails, et des valeurs pour une impression future.
Cette technique très rigoureuse ne souffre pas l'approximation, elle répond à des normes et des tolérances mises en places pour les musées.

Originairement faite en studio, avec un peu de doigté elle se révèle possible en galerie et même en atelier lorsque sous conditions d'un certain contrôle de l'environnement de prise de vue.

Quelques éléments pour comprendre ce qui se cache derrière le terme "reproduction"

Le terme de reproduction est employé en photographie pour désigner de manière technique une copie numérique au plus proche d'une oeuvre en 2 dimensions. Cette image est en fait une mesure des tons et des couleurs et non une esthétique.

De la même facon qu'un scanner, une uniformité parfaite de la lumière sur l'ensemble de l'image est nécessaire : si l'on prend l'exemple d'un aplat de couleur, rigoureusement appliqué sur l'ensemble de la surface d'une toile, la couleur mesurable ne varie pas. Il doit en être de même pour la reproduction numérique. Si la lumière varie de 2 à 3% sur l'image, l'aplat se transforme en dégradé, ce qui n'est pas concevable.

Le second aspect primordial, est la conservation des tons et couleurs d'origine. Il est ici nécessaire d'employer une mire de plus d'une centaine de couleurs, dont les couleurs ont été préalablement mesurées. Grâce à ces points de controles, la charte permet de cartographier l'ensemble des couleurs, et également des tons gris, dans un profil dit linéaire. Ce profil réalisé par un algorithme de profilage sous logiciel spécialisé, est bien plus efficace que toute opération de calage à l'oeil, et ne nécéssite plus le déplacement des oeuvres proche de l'écrand de retouche, dont la méthode était relativement aléatoire.

Ce même profil sera ensuite utilisé pour la reproduction du tableau. Cette opération primordiale et d'une grande valeur ajoutée, permet de garantir des images colorimétriquement parfaites, selon les dernier standards muséographiques actuels et recommandations internationales.

Pour parfaire, la balance des blancs doit être réalisée sur gris spectralement neutre, et la mesure de luminosité doit etre réalisée avec une précision d'1/10eme de diaphragme.

Les noirs mats ayant une valeur percue moins profonde que les noirs brillants, il est parfois nécessaire de renforcer noirs les plus denses et "l'impression de contraste", suivant la destination finale.